Puçage électronique

Revue de Presse
Transhumance Urbaine 24 octobre 2013 à Lyon

Ce jeudi 24 octobre, 120 moutons et 200 paysans ont défilé dans Lyon pour dire STOP à l'identification électronique obligatoire et STOP à la certification des mâles reproducteurs. Ils ont remis une pétition de 800 signatures (dont la moitié provient d'éleveurs régionaux) à la Préfecture, avant d’interpeller les citadins place Bellecour.

Cette belle journée a été ponctuée d’une bonne nouvelle : l'annonce de l'abrogation de la certification de la voie mâle dans le projet de Loi d'Avenir Agricole, actuellement en préparation.

Plusieurs reportages donnent la parole aux paysans qui ont décidé de ne pas la boucler !

France 3 Rhône-Alpes (+ video)
http://rhone-alpes.france3.fr/2013/10/24/transhumance-lyon-la-colere-des-paysans-345219.html

20 minutes
http://www.20minutes.fr/lyon/1241467-transhumance-urbaine  

Lyon capitale (+ video)
http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Confederation-paysanne-des-brebis-dans-les-rues-de-Lyon  

Manifestation de la Confédération paysanne à... par LyonCapitale

Le Progrès
http://www.leprogres.fr/rhone/2013/10/24/lyon-une-centaine-d-eleveurs#jimage=635BB0EA-4BBE-4AA6-A2A8-62E19F25BBC8  

TLM (video de 0 à 1min27sec)
http://www.tlm.fr/Revoir-une-emission?pgid=22143163  

Capital (reprise agence Reuters)
http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/une-transhumance-urbaine-a-lyon-contre-le-pucage-du-betail-882960  

Lyon Mag
http://www.lyonmag.com/article/58757/une-centaine-d-agriculteurs-a-lyon-pour-une-transhumance-urbaine

La télévision paysanne (vidéo)
http://www.latelevisionpaysanne.fr/video.php?lirevideo=246#246

Transhumance urbaine à Lyon contre le puçage par latelevisionpaysanne

Un reportage réalisé par la Conf' Rhône qui donne la parole à ceux qui ont décidé de ne pas la boucler !
http://www.dailymotion.com/video/x16fg9c_transhumance-urbaine-24-octobre-2013-a-lyon_news

Transhumance urbaine - 24 octobre 2013 à Lyon par conf-paysanne-rhone

Radio Canut
http://blogs.radiocanut.org/luttespaysannes/2013/10/27/transhumance-urbaine-contre-le-pucage-et-la-certification-de-la-voie-male/

Mouton 2.0

La Confédération paysanne de la Drôme a organisé plusieurs projections-débat du film "Mouton 2.0 la puce à l'oreille" avec ses auteurs, Antoine Costa et Florian Pourchi.

La modernisation de l’agriculture d’après guerre portée au nom de la science et du progrès ne s’est pas imposée sans résistances. L’élevage ovin, jusque là épargné commence à ressentir les premiers soubresauts d’une volonté d’industrialisation.
Depuis peu une nouvelle réglementation oblige les éleveurs ovins à puçer électroniquement leurs bêtes. Ils doivent désormais mettre une puce RFID, véritable petit mouchard électronique, pour identifier leurs animaux à la place de l’habituelle boucle d’oreille en matière plastique. Derrière la puce RFID, ses ordinateurs et ses machines il y a tout un monde qui se meurt, celui de la paysannerie.
Dans le monde machine, l’animal n’est plus qu’une usine à viande et l’éleveur un simple exécutant au service de l’industrie. Pourtant certains d’entre eux s’opposent à tout cela…

Aujourd'hui, le film est visible en ligne et téléchargeable gratuitement ici !

Pétition contre l'obligation de l'identification électronique des troupeaux et la certification des semences animales et animaux reproducteurs

Les Confédérations paysannes de Rhône-Alpes ont lancé une pétition qui sera remise à la Direction Régionale de l'Agriculture de l'Almientation et de la Forêt à l'automne 2013.
Pour participer, téléchargez la pétition en cliquant ici, imprimez-la et renvoyez-la signée, par courrier (Confédération paysanne Rhône-Alpes, 58 Rue Raulin, 69 007 Lyon) ou par email (rhonealpes(at)confederationpaysanne(point)fr) !

Monsieur le Ministre,
L’imposition de normes industrielles à tous les paysan-ne-s devient de plus en plus préoccupante pour un grand nombre d’éleveurs car les conséquences économiques, administratives et environnementales de ce modèle aboutissent à une concentration des moyens de productions visant à éliminer les paysans.
L’obligation du puçage électronique et la certification de la voie mâle sont les derniers avatars d’une logique libérale qui cherche à uniformiser l’élevage sur un modèle industriel tout en niant des pratiques paysannes garantissant qualité des produits et transparence de la traçabilité.
L’identification électronique est une aberration économique pour les exploitations rhônalpines : elle n’est rentable que pour des troupeaux de 500 animaux, bien loin de la réalité des exploitations de la Région*.
L’obligation de l’identification électronique, alors qu’elle ne répond pas au défi d’une meilleure traçabilité sanitaire a des conséquences graves :
- pour les éleveurs : économiques (pour l’équipement de la ferme), charge de travail, perte d’autonomie et de liberté...
- pour les consommateurs : industrialisation des produits, surcoût engendré par les charges des éleveurs...
- pour l’environnement : déchets électroniques non traités
De même la certification des semences animales est une privatisation claire de la biodiversité animale dont les gardiens les plus acharnés sont les éleveurs eux-mêmes.
Nous revendiquons haut et fort le droit pour tout éleveur de pouvoir vendre, acheter ou échanger librement ses animaux reproducteurs ou leurs semences.
Le soupçon et le mépris permanents du savoir-faire des producteurs, particulièrement fort sur les productions fermières et paysannes, correspond à un modèle de société dont nous ne voulons pas et qui ferme un peu plus encore le champ d’autonomie que revendiquent les éleveurs au travers de la diversité de leurs pratiques d’élevage. Nous refusons la transformation définitive de nos bêtes en marchandises industrielles, de nos élevages en usines et des paysans en simples exécutants.


* : Ovins : le nombre de tête moyen par exploitant est de 90 pour Rhône alpes et 133 au niveau national
Caprins : le nombre de tête moyen par exploitant est de 58 pour Rhône alpes et 92 au niveau national (Données RGA 2010)

Communiqué de presse des Confédérations paysannes de Rhône-Alpes et PACA, le 27/04/2013

Identification électronique des petits ruminants :
Stéphane Le Foll annonce le report de l'obligation de rebouclage des ovins-caprins, devant le Congrès National de la Confédération Paysanne

Le 24 avril, Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, répondant sur le bouclage électronique obligatoire des ovins et caprins, a annoncé aux paysans confédérés le report de la date butoir de "rebouclage" complet de tous les animaux adultes pour fin 2014 ; avant cette annonce, ils auraient dû y être soumis dès le 1er juillet 2013.

Au delà de l'opposition des éleveurs syndiqués Confédération Paysanne, la lutte opiniâtre des collectifs d'éleveurs un peu partout en France, comme lors de la lutte contre la vaccination obligatoire FCO, commence à porter des fruits. Il faut noter en outre la plainte, pendante auprès de la Cour Européenne de Justice, de nos collègues éleveurs allemands contre cette mesure de l'UE. Il ne nous a pas échappé que l'administration sanitaire française a plaidé ardemment contre ces éleveurs; elle a aussi été une des premières à promouvoir l'adoption de cette mesure, avec l'enthousiasme benoît d'"élites" hexagonales moutonnières influentes.

Nous prenons acte de ce léger recul sur cette obligation qui n'améliore pas la traçabilité existante et contre laquelle Stéphane Le Foll, alors député européen, avait pris position en 2007. Notre mobilisation reste entière et nous persistons à réclamer, comme les Collectifs d'éleveurs, l'abrogation de l'obligation de puçage électronique des petits ruminants. Nous exigeons aussi l'abandon total des sanctions financières ahurissantes infligées aux récalcitrants. La ténacité a permis cette légère détente, rassemblons-nous pour en finir complètement avec ces obligations absurdes et inutiles dont sont exempts les éleveurs dans les 14 pays de l’Union qui détiennent moins de 600 000 brebis ou 150 000 chèvres.

Reportage sur la Transhumance Festive

Antoine Costa et Florian Pourchi, les réalisateurs du film "Mouton 2.0" ont suivi la "transhumance festive" organisée par le collectif des éleveurs drômois et soutenue par la Confédération paysanne fin janvier 2013.

Ils ont réalisé ce reportage pendant la marche : http://synaps-audiovisuel.fr/mouton/?p=1480

La liberté des moutons, par Hervé Kempf

Le Monde

C'est par cent voies qu'un peuple perd peu à peu la liberté. Les politiques plient devant les puissances d'argent. Les soldats armés patrouillent dans les lieux publics. La crainte du chômage habitue les travailleurs à une sujétion muette. Les moyens d'information appartiennent aux milliardaires. L'esprit public est diverti par le sport, la publicité, et des anecdotes grivoises. Le seul frein à l'iniquité gît dans les limites que se fixent les classes dirigeantes. L'ordre règne. Les citoyens deviennent des moutons.

Des bergers veulent rendre la liberté aux moutons. Oh, il ne s'agit pas de laisser lacaunes, manechs à tête noire, raïols, ou mourerousses mener loin des bergeries une vie d'aventure et d'incertitude. Mais d'empêcher qu'on leur applique une identification électronique, sous forme d'une puce accrochée à l'oreille.

En effet, depuis 2010, la France a décidé de rendre obligatoire cette identification, alors que jusqu'à présent une boucle en plastique suffisait pour assurer la reconnaissance de chaque animal. Officiellement, le nouveau dispositif permet une meilleure traçabilité et facilite la gestion du troupeau : chaque animal ainsi équipé peut être reconnu par un lecteur informatique, qui transfère les données le concernant dans des ordinateurs. Mais de nombreux éleveurs refusent le caractère obligatoire de ce système : pour protester contre cette contrainte, ils organisent une transhumance d'un troupeau (des brebis de race pré-alpe), qui parviendra le 1er février à Valence. Ils réfutent les arguments avancés par les promoteurs du " puçage électronique ". Celui-ci ne favoriserait que l'élevage industriel, vers lequel il s'agirait au fond d'amener tous les bergers de France. D'autres personnes les soutiennent, comme le groupe Pièces et Main d'Œuvre, affirmant que le puçage favorise l'informatisation générale de la société, et prépare le terrain à l'identification électronique des humains, permettant leur contrôle et restreignant la liberté.

En 2008, un rapport parlementaire européen avait critiqué le puçage, écrivant qu'il " fait peser des coûts supplémentaires sur les producteurs. En outre, les avantages du marquage électronique doivent encore être démontrés ". Le rapport avait été voté par... Stéphane Le Foll, actuel ministre de l'agriculture. Le chroniqueur a demandé l'avis du ministère sur le puçage électronique. Hélas ! aucune réponse. L'administration doit être victime du silence... des agneaux.

Revue de presse "Puçage électronique", le 24 janvier 2013

Revue de presse avant le démarrage de la transhumance festive organisée du 28 janvier au 1er février 2013 par le collectif des éleveurs drômois et soutenue par la Confédération paysanne de la Drôme :

(Cliquez sur les liens ou copiez-collez les dans votre navigateur)

Article du Canard Enchainé du 23/01/2013 "Les brebis n'aiment pas les puces" :
https://www.dropbox.com/s/svbct826vmvd1ft/130123_Canard_Enchaine_pucage_electro.jpg

Message de Laure Marconnet sur le répondeur de Daniel Mermet - "là-bas si j'y suis" sur France Inter le 4 janvier 2013 (4 min 30 sec)
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2652

Article de RebelLyon :
rebellyon.info/Trahshumance-hivernale-contre-le.html

Entretien avec Etienne Mabille et Irène Bordel, par Pièces et Main d'Oeuvre :
www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php

Appel de la Confédération paysanne nationale :
sauvonslelevage.fr/sle/transhumance-dans-la-drome/#.UQD7KH1smtI

Appel de Pièces et Main d'Oeuvre :
www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php

"Des puces ou des moutons" - rapport de Pièces et Main d'Oeuvre, de l'élevage ovin à l'économie réelle :
http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=406

Brochure de CQFD "Le sperme des ruminants est une marchandise"
caracol.potager.org/uploads/2012/03/brochure_cqfd_HD.pdf

Extrait de la revue Z numéro 1 : "Mes brebis comme des machines"
contrelepucage.free.fr/IMG/pdf/bremachines.pdf

Brochure du collectif "On veut pas la boucler" :
contrelepucage.free.fr/IMG/pdf/puces3-1.pdf

Le site du film "Mouton 2.0" :
mouton-lefilm.fr/

Emission de Radio Canut sur le puçage :
http://blogs.radiocanut.org/luttespaysannes/2011/11/01/a-propos-didentification-electronique-des-animaux/

Et bien sûr toutes les infos sur le blog de la transhumance festive :
transhumance.festive.overblog.com/

IDENTIFICATION ELECTRONIQUE DES OVINS ET DES CAPRINS


         Depuis le mois de juillet 2010, les éleveurs français de chèvres et de brebis se sont vu imposé l’identification électronique de leurs animaux. Cette réforme fait suite à la mise en place du règlement 21/2004 du conseil européen dont le but est d’améliorer « la traçabilité des petits ruminants et la gestion des crises sanitaires ». Il y a déjà quelques années (2005-2006), les éleveurs français avait du passer d’une à 2 boucles par animal, cette réforme devant déjà révolutionner la traçabilité et la gestion des crises…


       Le bouclage électronique n’apporte rien de mieux en terme de traçabilité. Les doubles boucles actuelles sont suffisantes et ce sont les autorités chargées des problèmes sanitaires qui le reconnaissent lorsqu’on discute avec elles (rencontre avec la DDPP du 7 février 2011). Cette réforme semble être un excès de zèle de certains fonctionnaires européens qui pensent qu’il est plus facile de gérer un élevage depuis un ordinateur, à l’aide de logiciels et de puces RFID. C’est aussi une volonté d’une partie de la profession agricole (FNO) et de la filière avale de l’élevage (centres d’engraissement, abattoirs) pour qui la lecture et l’enregistrement manuel d’un numéro est une perte de temps et qui s’empressent d’informatiser leur fonctionnement afin de diminuer leurs coûts (avec la suppression des emplois qui en découle).

        Cette réforme nous gène car elle n’est pas fondée sur des arguments sérieux et elle ne tient pas compte de nos façon de pratiquer l’élevage. Elle est coûteuse pour les éleveurs et les contribuables : environ 1 euro la boucle électronique soit 300 euros minimum par an pour un éleveur qui fait naître 300 agneaux. Ce surcoût est certes pris en charge par les contribuables français pendant 2 ans mais ensuite, ce sera à la charge des éleveurs.

         Cette réforme est une ineptie sur le plan des pratiques d’élevage ; les agneaux doivent être bouclés avec des boucles extrêmement lourdes par rapport à leur taille.

          Les éleveurs s’interrogent également sur le devenir des millions de puces électroniques qui vont être mises sur le marché. Leur fabrication est coûteuse en matières premières, en énergie et leur recyclage n’est nullement évoqué.

         Enfin, sur le plan éthique, la dérive vers un modèle agricole productiviste, hyper dépendant des nouvelles technologies ou des industries ne nous satisfait pas. Avec le bouclage électronique, c’est un peu l’œil de big brother qui tombe sur les éleveurs.

           En France comme dans d’autres pays, de nombreux éleveurs sont attachés à leur métier : ils ont la passion de leur travail et ont crée des liens privilégiés avec leurs animaux. Leurs pratiquent sont respectueuses de ceux qui les entourent (animaux, consommateurs, environnement). Ils se mobilisent aujourd’hui contre une tendance à l’industrialisation de leurs pratiques, comme ceci a déjà eu lieu dans d’autres domaines de l’agriculture (élevage en batterie, grandes cultures). Il est donc urgent de réagir et de refuser toutes les réformes qui nous mènent vers ces travers. L’identification électronique ne nous semble pas fondée, ni sanitairement, ni sur le plan de l’élevage. Nous demandons donc aux autorités de prendre en compte notre démarche en levant le caractère obligatoire de cette réforme.

Pour la confédération paysanne de la Drôme

Sébastien Pelurson


Revendications des commissions d’élevage de petits ruminants de la Confédération Paysanne

Cliquez ICI pour avoir accès au texte intégral

Les thèmes abordés sont :

- l'identification électronique

- Les déclarations de mouvements

- Les ratios de productivité

- La contractualisation

- La certification de la voie mâle à la reproduction

Écouter directement le message déposé dans la boite vocale de l'émission de Daniel Mermet 'Là-bas si j'y suis" sur France Inter.
Message de Laure chez Mermet 1,29 min
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                                                                                              60 avenue Jean Rabot, 26400 CREST 

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