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La Mauvaise Herbe


La Mauvaise Herbe, journal trimestriel de la Conf' Drôme.

Mais au fait, pourquoi "La Mauvaise Herbe" comme nom de journal ?! Connaissez-vous la chanson de Brassens ?

Gilles Servat, chanteur breton, disait « la langue bretonne est la folle avoine au milieu des épis bien rangés ». Avoir l'insolence de vouloir vivre malgré les contraintes rassurantes de l'ordre établi, fut-il mis en œuvre par les représentants élus de la république. Georges Brassens aussi chanta la Mauvaise Herbe, comme un défi à la morale convenue de tous les bigots de la nouvelle religion baptisée « démocratie ».
Et pour nous paysans, nous savons que lorsque les rumex et autres chardons se mettent à envahir nos champs, ce sont les sols qui n'en peuvent plus d'asphyxie sous les roues des tracteurs de plus en plus lourds.
Alors que le monde actuel est de plus en plus « formaté », nous regardons avec bienveillance toutes ces mauvaises herbes germer et fleurir avec impertinence pour le plus grand désarroi de ceux qui voudraient tout organiser, tout codifier, pour rendre le monde plus « intelligent », c'est-à-dire plus asservi à l'ordre techno-industriel, commercial et financier.


Brassens - La mauvaise herbe par Vega10


Le numéro du mois

n° 139 - décembre 2018
Editorial
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Editorial

Produire pour vivre !


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En janvier prochain, les paysannes et les paysans de notre département auront l'occasion d'envoyer un signal fort à l'occasion des élections aux chambres d'agriculture. Le modèle construit par le tandem Fdsea-JA* montre chaque jour un peu plus ses limites, avec des fermes toujours plus grandes, plus fragiles, toujours moins nombreuses produisant des produits standardisés dont la société ne veut plus.
Le slogan de notre campagne est : PRODUIRE
POUR VIVRE.
Car trop de structures produisent mais n'en vivent pas, les prix imposés ne couvrant pas ou pas assez les coûts de production.
Car trop de fermes ne produisent plus assez pour en vivre correctement, je pense aux apiculteurs dont les ruches sont empoisonnées par les pesticides, aux éleveurs victimes des prédateurs, aux producteurs touchés par les sécheresses et à toutes celles et ceux qui subissent une météo devenue folle.
Et trop de fermes produisent et en vivent financièrement, mais peut-on appeler ça une VIE quand
on travaille matin, midi et soir, du lundi au dimanche, sans prendre le temps de voir grandir ses
enfants, de visiter ses voisins, ses amis, ses parents ?

Les seuls combats perdus sont ceux qui ne sont pas entrepris. D'ici janvier, faites voter Confédération paysanne !
Car nous nous battons sans relâche pour que les politiques publiques riment avec justice et n'entretiennent plus la course à l'agrandissement.
Car nous n'avons cessé de manifester, de revendiquer, d'exiger et aussi de proposer un autre modèle agricole, bénéfique pour tous les paysan-ne-s mais aussi pour l'ensemble de la société.
Car nous sommes porteurs d'un idéal, d'une envie, d'un projet : l'agriculture paysanne.
Car nous sommes celles et ceux qui se battent contre la dérive industrielle de l'agriculture, contre la marchandisation de notre alimentation, de nos fermes, de nos vies.
Car le but de tout-e paysan-ne est bien de PRODUIRE, mais à la Confédération paysanne nous exigeons haut et fort que l'on en VIVE, car nous aimons des  campagnes vivantes avec des paysans nombreux et heureux !
La gestion de l'agriculture est une vieille maison qui sent le renfermé.
Ouvrons les fenêtres  ! Votons Confédération paysanne !

Vincent Delmas, paysan à Salettes

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NOUS CONTACTER Confédération paysanne de la Drôme
C/o l'Usine Vivante - 24 avenue Adrien Fayolle - 26400 CREST