Drôme

La Mauvaise Herbe


La Mauvaise Herbe, journal trimestriel de la Conf' Drôme.

Mais au fait, pourquoi "La Mauvaise Herbe" comme nom de journal ?! Connaissez-vous la chanson de Brassens ?

Gilles Servat, chanteur breton, disait « la langue bretonne est la folle avoine au milieu des épis bien rangés ». Avoir l'insolence de vouloir vivre malgré les contraintes rassurantes de l'ordre établi, fut-il mis en œuvre par les représentants élus de la république. Georges Brassens aussi chanta la Mauvaise Herbe, comme un défi à la morale convenue de tous les bigots de la nouvelle religion baptisée « démocratie ».
Et pour nous paysans, nous savons que lorsque les rumex et autres chardons se mettent à envahir nos champs, ce sont les sols qui n'en peuvent plus d'asphyxie sous les roues des tracteurs de plus en plus lourds.
Alors que le monde actuel est de plus en plus « formaté », nous regardons avec bienveillance toutes ces mauvaises herbes germer et fleurir avec impertinence pour le plus grand désarroi de ceux qui voudraient tout organiser, tout codifier, pour rendre le monde plus « intelligent », c'est-à-dire plus asservi à l'ordre techno-industriel, commercial et financier.


Brassens - La mauvaise herbe par Vega10


Le numéro du mois

n° 138 - juillet 2018
Editorial
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Editorial


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The right man in the right place ! Il paraît que cette expression anglaise suggère que, parfois, on a la chance d'avoir la bonne personne au bon moment et au bon endroit pour faire changer les choses. Ainsi, j'ai eu un vague espoir quand j'ai vu Nicolas Hulot rentrer au gouvernement l'an passé : « et s'il se passait quelque chose avec lui ? » que je me suis dit. Hum !…

L'actualité est pleine d'occasions manquées, de moments qu'on croit être les bons pour un changement et où rien ne se passe. Dernier exemple en date avec notre ministère (où tout va de Travert, comme chacun sait) : la loi Agriculture et Alimentation qui vient d'être votée n'a intégré aucun article concernant l'interdiction du glyphosate. C'était pourtant le bon moment et le bon endroit, il me semble !

Autre exemple désormais connu au sein de la Conf' : François Hollande, alors président de la République, s'est montré très intéressé par nos idées jusqu'au moment où il a appris qu'on n'était pas un syndicat suffisamment représentatif. Et une personne de plus qui n'a pas profité de sa place de choix pour faire changer les choses dans le bon sens.

Mais qu'on se rassure ! Je ne vois pas tout en noir car je crois que nos concitoyens, eux, sont majoritairement pour une agriculture paysanne, à taille humaine, pour une modernité agricole qui se dessine à travers les nombreuses petites fermes qui persistent ou qui se créent dans nos campagnes. Pour un monde agricole qui prône le respect des travailleurs, des consommateurs et de l'avenir de la T(t)erre.

Et pour défendre ça, nous, nous sommes the right wo-men in the right place ! Chaque jour, au champ, dans la bergerie, au marché, sous la serre, au bistrot, en réunion, partout où nous vivons notre métier de paysan avec nos convictions, nous sommes à la bonne place.

Et si on gagne la Chambre d'agriculture en janvier prochain, on sera aussi à la bonne place !!

Erwan Le Texier

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