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La Mauvaise Herbe


La Mauvaise Herbe, journal trimestriel de la Conf' Drôme.

Mais au fait, pourquoi "La Mauvaise Herbe" comme nom de journal ?! Connaissez-vous la chanson de Brassens ?

Gilles Servat, chanteur breton, disait « la langue bretonne est la folle avoine au milieu des épis bien rangés ». Avoir l'insolence de vouloir vivre malgré les contraintes rassurantes de l'ordre établi, fut-il mis en œuvre par les représentants élus de la république. Georges Brassens aussi chanta la Mauvaise Herbe, comme un défi à la morale convenue de tous les bigots de la nouvelle religion baptisée « démocratie ».
Et pour nous paysans, nous savons que lorsque les rumex et autres chardons se mettent à envahir nos champs, ce sont les sols qui n'en peuvent plus d'asphyxie sous les roues des tracteurs de plus en plus lourds.
Alors que le monde actuel est de plus en plus « formaté », nous regardons avec bienveillance toutes ces mauvaises herbes germer et fleurir avec impertinence pour le plus grand désarroi de ceux qui voudraient tout organiser, tout codifier, pour rendre le monde plus « intelligent », c'est-à-dire plus asservi à l'ordre techno-industriel, commercial et financier.


Brassens - La mauvaise herbe par Vega10


Le numéro du mois

n° 141 - mai 2019
Editorial
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Editorial

Plus de voix, plus de droits, plus de choix ?


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Un cycle se termine pour l'équipe qui a conduit les élections Chambre d'agriculture, dont nous sommes sortis renforcés en redevenant le deuxième syndicat agricole drômois. Et même si le scrutin majoritaire nous « donne » 10 % des sièges avec 25 % des voix, c'est assurément plus de CHOIX pour celles et ceux qui veulent vivre dignement de leur travail entourés de paysans-nes nombreux-es et heureux-ses.

Nous devons avoir conscience que nos DROITS acquis ne sont pas éternels, et qu'ils peuvent être aliénés par ceux qui rêvent d'une agriculture industrialisée où rien ne dépasse,si ce n'est la boulimie du toujours plus, toujours plus de production, de terres. Et quelles qu'en soient les conséquences sur les animaux, les hommes, les sols ou le climat. Concernant ce dernier, la jeunesse nous montre le chemin, elle attend impatiemment des actes. Des actes et non des mots.

Les mots, les mots, ils étaient certes agréables à entendre lors du dernier congrès de la Confédération paysanne, de la part de notre ministre drômois de l'agriculture. Des actes, des actes, nous les attendons Monsieur Guillaume, par exemple concernant le revenu des paysans. Les états généraux de l'alimentation ont baladé tout le monde durant 18 mois sans résultats tangibles à ce jour, certains prix ont augmenté, les marges de certains se sont « confortées », mais ça n'a pas « ruisselé » chez les producteurs.

Des actes, nous les exigeons pour plafonner les primes dans la nouvelle PAC*, des actes, nous les exigeons aussi pour installer des jeunes, pour les former, pour sauver les terres cultivables, afin que tout paysan partant à la retraite soit remplacé par un jeune.

Et pour conserver nos droits, et être entendus, nous n'avons qu'un choix, donner de la VOIX !

 

Vincent Delmas, paysan à Salettes

 

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