La Mauvaise Herbe
La Mauvaise Herbe, journal trimestriel de la Conf' Drôme.Mais au fait, pourquoi "La Mauvaise Herbe" comme nom de journal ?! Connaissez-vous la chanson de Brassens ?
Gilles Servat, chanteur breton, disait « la langue bretonne est la folle avoine au milieu des épis bien rangés ». Avoir l'insolence de vouloir vivre malgré les contraintes rassurantes de l'ordre établi, fut-il mis en œuvre par les représentants élus de la république. Georges Brassens aussi chanta la Mauvaise Herbe, comme un défi à la morale convenue de tous les bigots de la nouvelle religion baptisée « démocratie ».
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EditorialEngagez-vous, rengagez-vous... aux municipales !> Télécharger le numéro 167 Contrairement à ce que prêchent certains dirigeants nationaux, il ne s'agit pas de répondre à une éventuelle menace par des sacrifices humains ! Mais d'être plus constructif en s'engageant dans nos élections municipales du 15 mars prochain. Pour nos communes rurales de moins de 1 000 habitants, les nouvelles modalités du scrutin sont un véritable séisme ! L'État a légiféré pour que la parité femme/homme soit respectée au sein des conseils municipaux, 80 ans après le droit de vote accordé à un peu plus de la moitié des Humains résidant en France ! 80 ans où la domination masculine n'a jamais cessée. Le 15 mars, les listes aux élections municipales devront être à la parité, en alternance sur la liste. Et le traditionnel panachage ne sera plus autorisé : la liste devra être choisie en entier, sans sélection par la fameuse rature du nom qui ne convient pas. Comme moi, de nombreux maires ne souhaitent pas se représenter. Pourtant il est important que le monde agricole soit représenté, en particulier notre idéal paysan de diversité et de proximité avec les consommateurs et consommatrices par des structures à taille humaine. Je m'y suis impliqué pendant 25 ans et n'ai rien regretté. Cette fonction est certes très chronophage, nous éloigne de nos familles que nous aurions aimé retrouver après nos journées passées aux champs, avec nos troupeaux ou sur les marchés. Mais très enrichissante, nous donnant l'occasion de participer activement à notre destin professionnel et personnel. C'est au sein de la commune que se fondent les plans d'urbanismes. Que se dessinent les voies d'accès et de circulation, les réseaux d'énergies et de communications. Que nos enfants sont éduqués dans nos écoles primaires. Que les associations sont encouragées pour compléter ce que nos personnels communaux ne sont pas en mesure de faire. C'est aussi dans nos communes que l'on gère les ressources en eau ! Potable surtout, qui nous sert dans nos foyer mais aussi pour abreuver nos animaux. Il est important que nous, paysans, participions aux choix sur ces ressources, quantitatifs et qualitatifs, à la planification des réseaux et moyens de distribution. Maintenant les conseils municipaux peuvent aussi avoir une vue sur les réseaux d'irrigation, trop longtemps restés « chasse gardée » des bénéficiaires, sans souci de partage de cette ressource commune, cruciale particulièrement en Drôme avec le changement climatique. Enfin, chaque commune siège au sein des intercommunalités qui sont dotées de nombreuses compétences, il faut que nos voix paysannes puissent s'y faire entendre ! N'hésitez pas à venir aux réunions de constitutions de listes et essayez de vous y engager, à la mesure de votre temps disponible et de votre intérêt pour tel ou tel sujet. Alors oui, s'il reste encore de la démocratie dans notre pays, c'est bien au niveau communal ! Remplissons les sièges pour exprimer nos idées, participons, engageons-nous ! Venez également nombreux débattre et proposer à notre assemblée générale qui aura lieu cette année à Die le 24 mars prochain ! Denis Lattard, paysan et maire à Autichamp |









