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OGM
20.05.2016

Occupation de Vilmorin-Limagrain : Mobilisés contre les nouveaux OGM

La Confédération paysanne occupe actuellement un des sièges de Vilmorin-Limagrain à Portes-les-Valence (Drôme) pour dénoncer les OGM cachés qui sont en préparation.

Il s'agit de plantes dont le génome a été modifié : les substances synthétisées par la plante sont modifiées et ces variétés ne doivent pas échapper à la réglementation sur les Organismes Génétiquement Modifiés. Mais le puissant lobby semencier fait tout, en France et en Europe, pour que ces nouvelles variétés ne soient pas appelées "OGM" : manière de contourner la réglementation existante (étiquetage, traçabilité) et de ne pas effrayer le consommateur qui n'en veut pas ! En somme, avec ces nouveaux OGM difficiles à détecter, les multinationales comme Vilmorin-Limagrain, commettent un cambriolage qui ne laisse aucune trace.

Si la Confédération paysanne se mobilise aujourd'hui, c'est aussi pour dénoncer le brevetage des gènes qui ont été identifiés, entre autres, dans des semences paysannes : variétés multipliées depuis des générations par des paysans. Il s'agit d'une confiscation d'un bien commun, de l'appropriation du vivant.
Vilmorin-Limagrain est le quatrième producteur de semences au monde. C'est le Monsanto français. A la veille de la Journée Mondiale contre Monsanto, la Confédération paysanne a voulu montrer sa détermination à ne pas accepter ces nouveaux OGM. Pour exemple, une des filiales de Vilmorin-Limagrain vend aux Etats-Unis un blé tolérant aux herbicides, c'est-à-dire que lorsqu'il achète la semence, le paysan est  contraint d'acheter et d'épandre l'herbicide qui va avec.

La Confédération paysanne ne s'oppose pas au progrès ni à la recherche, mais est contre la recherche et le progrès qui asservissent le paysan et mettent en danger le consommateur. Lorsqu'on modifie des gènes, on ne connaît pas les conséquences. Les militants qui occupent actuellement le site demandent à Vimorin-Limagrain de s'engager à renoncer à ces nouveaux OGM et au brevetage du vivant.

Contacts :
-Vincent Delmas, porte-parole de la Confédération paysanne de la Drôme (sur place) : 06 07 69 36 25
-Christine Riba, secrétaire nationale de la Confédération paysanne (sur place) : 06 07 02 25 42

Liens Presse: France 3 / Dauphiné Libéré / France Bleue / Terre-Net/ Le Parisien

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