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ELEVAGE
11.04.2019

Lait de brebis : sans véritable pluralisme pas d’interprofession !

Ce 9 avril à Toulouse s’est tenue l'assemblée générale constitutive de l'association France Brebis Laitière (FBL), préfigurant la création d'une interprofession nationale ovine laitière.

Les représentants des éleveurs, y compris fermiers, et les acteurs de la transformation du lait de brebis en coopérative et en industrie privée des trois bassins historiques de Roquefort, d'Ossau Iraty et de Corse étaient présents. Les représentants organisés des éleveurs et de l'industrie des zones extérieures à ces bassins étaient aussi invités.

La volonté semblait partagée d'entrer dans un travail de coordination et de mise en commun entre ces territoires qui connaissaient depuis des décennies des organisations de filières indépendantes, pour continuer à défendre efficacement cette production de lait de brebis qui fait encore vivre tant de paysan-ne-s sur des reliefs austères ou montagneux.

Alors qu'un esprit d'ouverture a prédominé dans la construction de ce projet, la difficulté est apparue à l'heure de la constitution du collège des producteurs du fait du dogmatisme syndical de la Fédération nationale ovine (FNO*). Cette dernière a opéré un coup de force en voulant imposer une répartition déséquilibrée des postes avec 80% des voix pour la FNO*. Caler les représentations des syndicats agricoles sur les scores globaux issus des élections professionnelles aurait dû faire l'unanimité au regard d'un véritable pluralisme syndical.

Ce véritable déni de démocratie est un mépris total pour les éleveurs et les éleveuses. Il confirme que certains se battent pour l'avenir de la filière et de celles et ceux qui la font vivre, quand d'autres ne sont là que pour empiler des postes et se construire des carrières sur le dos des paysan-ne-s. Une partie non négligeable des personnes présentées par la FNO* n'ont d'ailleurs jamais participé au travail conduit depuis plusieurs années pour aboutir à la création de cette interprofession, qui doit défendre les intérêts de tous les producteurs.

Pour participer à ce collège producteur, nous exigeons que la FNO* revienne sur cette posture radicale de blocage qui remet en cause notre présence à FBL. A défaut, la FNO* devra assumer la responsabilité que FBL ne soit pas reconnue comme interprofession par les pouvoirs publics, remettant ainsi en cause son existence.

Source : communiqué Confédération paysanne nationale le 10 avril 2019

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