Drôme

AGRICULTURE BIOLOGIQUE : NOS POSITIONS

Le mode de production vers lequel on doit tendre

Les différents modes de production ne sont pas à mettre en opposition mais l'agriculture biologique, émancipée de l'utilisation de pesticides de synthèse, reste le mode de production vers lequel on doit tendre pour l'amélioration de l'alimentation, de la qualité de l'eau et des sols. La Confédération paysanne défend ainsi :

Aide au maintien et à la conversion : reconnaissance de la fonction environnementale de l'agriculture biologique. Sa multifonctionnalité, par sa fonction de production de qualité, son respect de l'environnement, son entretien harmonieux 
du territoire et sa contribution à l'emploi, est reconnue . Cette aide doit être ouverte à tous les paysan·ne·s, plafonnée par actif et dégressive. Le montant doit être supérieur à celui des autres aides aux améliorations de pratiques environnementales.

Mise en place d'une réelle volonté de recherche publique avec un financement public pour permettre une recherche indépendante axée sur les besoins exprimés par les producteurs et productrices biologiques.

Aide aux organisations de producteurs spécifiques de l'agriculture biologique :

• encourager l'installation par des modalités spécifiques de politique foncière, notamment en faveur de petites fermes situées en zones péri- et intra-urbaines ;

• renforcer le lien producteur-consommateur par un soutien aux organisations économiques de l'agriculture biologique (GAB, Grab, coopératives bio..) ;

• affirmer l'impossible coexistence entre les semences bio et OGM ;

• soutenir toutes les initiatives qui vont dans le sens d'une agriculture paysanne et biologique, qui prennent en compte la relocalisation des productions, les critères sociaux, la cohérence des systèmes agraires...

 
Cependant, aujourd'hui tout n'est pas parfait dans le développement actuel de la bio : on arrive à un moment où certains marchés de niche sont complets et des concurrences se mettent en place entraînant d'importantes diminutions de prix. Le label AB n'est pas vertueux « par nature » car ce n'est pas une démarche globale, et la lutte contre les projets d'agriculture biologique industrielle est nécessaire pour défendre une agriculture paysanne biologique : la bataille pour la reconnaissance de la valeur de l'alimentation, et donc du travail des paysan·ne·s, passe par la structuration de prix rémunérateurs, que les produits soient labellisés AB ou non.
 
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