Drôme

VOLAILLE : NOS POSITIONS

Une régulation maîtrisée collectivement

■ Rééquilibrer les soutiens. Aujourd'hui, les producteurs sont confrontés à une double volatilité des prix (celle du marché des viandes et celle du marché des céréales et des protéines) quand les céréaliers, eux, cumulent prix élevés et aides. Il faut moduler le soutien de la PAC** par un système d'aides contra-cycliques*.
■ Un revenu minimum garanti. Les prix de vente à la production doivent couvrir les charges fixes (bâtiments, énergie...) mais aussi assurer une rémunération décente du travail. Le surendettement prive les producteurs de toute marge de manœuvre dans leurs choix de production. Un revenu minimum garanti – dans le cadre des contrats de production (coopératives) et d'intégration (entreprises privées) – est la seule solution qui permettra la mise en place d'un plan de désendettement. Il faut rééquilibrer les contrats d'intégration et contrôler les structures intégratrices.
■ Ni OGM ni farines animales pour l'alimentation des volailles ! Nous réclamons le développement des cultures de protéagineux en Europe. Les éleveurs n'ont pas le choix d'une alimentation sans OGM car les approvisionnements sont insuffisants et chers, et les filières qualité ne permettent pas de compenser les différences de prix. La réintroduction de farines animales dans l'alimentation des volailles n'est pas une solution à la crise : le risque de contamination est réel, car les filières industrielles d'alimentation du bétail ne sont pas étanches, tout comme l'est celui d'une désaffection des consommateurs. 


■ Une protection pour les producteurs intégrés. Il faut faire appliquer la loi et la faire évoluer pour mieux protéger les producteurs. Les aides publiques doivent être réservées aux entreprises qui respectent la loi sur l'intégration et s'engagent pour l'emploi paysan (pas de délocalisation).
■ Un soutien à l'installation en polyculture-élevage et aux petits et moyens ateliers. Les investissements sont trop lourds et les fermes trop peu rentables, donc intransmissibles en l'état. Spécialisation et concentration ont éliminé une agriculture diversifiée. Or, l'existence de plusieurs productions cohérentes dans une ferme apporte un minimum de sécurité en cas de crise. Il faut renverser la tendance et réorienter les aides vers les petites et moyennes exploitations diversifiées.
■ Une meilleure prise en compte des questions environnementales et du bien-être animal, car elle est essentielle dans la perspective d'une agriculture durable et constitue une réponse aux attentes de la société.
 

* Qui permettent de lisser les variations cycliques en basculant les aides des céréaliers aux éleveurs en fonction des cours des céréales et des protéagineux.

À télécharger

Elevage : Les solutions paysannes aux défis d'avenir

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